Économie circulaire

L’économie circulaire, de quoi s’agit-il ?

Il s’agit ici de réussir le passage d’une économie “linéaire” à une économie “circulaire”. Les déchets et produits usagés, réinjectés dans les circuits de création de valeur, deviennent de véritables ressources pour l’industrie, l’agriculture ou la production d’énergie.

SyndEclairage schema economie circulaire

La notion d’économie circulaire a surtout été médiatisée en France dans le cadre du Grenelle de l’environnement, en 2007. L’idée était de faire de la gestion des déchets, par nature coûteuse, un atout industriel pour notre économie et son développement. En 2012, le concept reprend de l’ampleur médiatique lorsque Delphine Batho, alors ministre de l’écologie, souhaite l’inscrire dans la loi. En septembre 2013, la première table-ronde de la conférence environnementale lui est consacrée. Laurent Prat, PDG de Sécurlite et aujourd’hui Vice-président du Syndicat de l’éclairage, y siège en tant que représentant de la CGPME (via la Fédération des industries électriques et électroniques).

A la suite des débats entre les diverses parties prenantes de cette table-ronde, plus de dix propositions sont produites. Plusieurs mesures devraient, selon ces conclusions, lever les freins : un cadre réglementaire pour l’écologie industrielle, adapter le fonctionnement de la TVA à l'”économie de fonctionnalité” pour aider les collectivités, modifier les règles comptables et le droit de la concurrence. Une amélioration des leviers pour le développement des filières industrielles (réutilisation / recyclage / valorisation des déchets) est également proposée. Enfin, une formation et une gouvernance en matière d’économie circulaire est envisagée.

L‘Institut de l’économie circulaire a joué un rôle indéniable dans la reconnaissance de la notion. Participant aux débats sur la question, il a organisé, le 17 juin 2014, les premières “Assises de l’économie circulaire”. La prise en considération de l’économie circulaire a fait du chemin depuis 2007 et a commencé à se concrétiser dans le projet de loi transition énergétique dont l’un des titres qui lui est consacré. 

 

Le recyclage des lampes et luminaires : Récylum

 

SyndEclairage visuel RecylumRécylum est l’éco-organisme à but non lucratif en charge de la collecte et du recyclage des lampes à économie d’énergie et des équipements électriques et électroniques professionnels (DEEE Pro) du bâtiment, de l’industrie et du médical : matériels d’éclairage, de surveillance et de contrôle, instruments de mesure …

Récylum a été créé en 2005 par 4 fabricants de lampes adhérents du Syndicat de l’éclairage dans le cadre d’une dynamique collective qui, en 2010, a pris une nouvelle dimension avec le lancement de la filière de recyclage de l’ensemble des équipements électriques des bâtiments, dont les appareils d’éclairage.

Les secteurs de l’industrie et du médical ont rejoint Récylum en 2012.

Récylum s’inscrit dans le cadre d’une démarche globale de responsabilité sociétale des producteurs d’équipements électriques. Elle est une traduction concrète d’une démarche d’intérêt général financée par les industriels.

 

Une mission d’intérêt général

La mission de Récylum s’articule autour de cinq grands pôles d’activités :

            L’information

  • des producteurs sur leurs obligations réglementaires ;
  • des détenteurs sur l’intérêt du recyclage de leurs équipements et sur les solutions mises à leur disposition.

            L’enlèvement

des équipements usagés préalablement collectés de façon séparée directement chez les détenteurs (industriels, gros tertiaires, services techniques de collectivités territoriales …) ou chez des partenaires de collecte (distributeurs, installateurs, collecteurs de déchets, déchèteries, …) permettant à leurs clients ou à leurs usagers de se défaire de petites quantités de déchets.

Le traitement des équipements électriques et électroniques par des prestataires qualifiés, rigoureusement sélectionnés, puis le contrôle du devenir des différentes matières issues du traitement de ces DEEE (recyclage, valorisation ou, en dernier ressort, destruction).

Le soutien des activités de l’économie sociale et solidaire en favorisant le développement d’activités de réinsertion par le travail pour des femmes et hommes parfois marginalisés et souvent sans qualification. Ils retrouvent ainsi le chemin d’un emploi durable notamment au sein des entreprises d’enlèvement et de traitement de déchets.

La prévention des déchets :

  • en accompagnant les efforts des producteurs en matière d’éco-conception des équipements dans le but de réduire l’impact environnemental de leur fin de vie : produits plus petits, plus légers, facilement réparables, réutilisables, contenant moins de substances nocives pour l’environnement et la santé, facilement recyclables, …
  • en diffusant informations et conseils aux utilisateurs pour les aider à prolonger la durée de vie de leurs équipements. A condition, bien sûr, que cette prolongation soit globalement plus intéressante sur le plan environnemental que le remplacement de l’équipement par du matériel neuf et mieux conçu (moindre consommation énergétique, moins d’émissions de polluants, …)

 Les professionnels : une approche dédiée

Compte tenu de la diversité des secteurs utilisant des équipements électriques et électroniques, Récylum s’efforce d’apporter un service adapté aux différentes catégories de détenteurs professionnels en étant à l’écoute de leurs besoins. Les spécificités techniques ou logistiques de chaque profession ou famille de produits sont ainsi prises en compte.

 Un cercle vertueux

En organisant la collecte et le recyclage des lampes et équipements électriques et électroniques, Récylum participe à l’économie circulaire. Le recyclage des terres rares, par exemple, illustre ce cercle vertueux. Il permet de rendre accessible ces métaux aux industries européennes, dont la Chine, qui assure plus de 97% de la production, réduit régulièrement les quotas d’exportation. Depuis 2012, la filière de recyclage des lampes ouvre ainsi de nouvelles perspectives et contribue à l’indépendance industrielle européenne conformément à l’esprit du programme « resource efficiency ».

 Des objectifs atteints

Depuis sa création Récylum s’est attaché à faire progresser le recyclage des lampes à économies d’énergie et depuis 2010, des équipements électriques des bâtiments.

C’est ainsi que la filière de recyclage des lampes à économie d’énergie des particuliers et des professionnels a dépassé les ambitieux objectifs qui lui était assigné par les pouvoirs publics sur la période 2006-2013  : 26.594 tonnes de lampes collectées pour un objectif de 23.419 tonnes, soit près de 200 millions de lampes recyclées.

En ce qui concerne les DEEE Pro, filière beaucoup plus récente que celle des lampes, la collecte est en forte augmentation avec près de 7.000 tonnes d’équipements collectés en 2014 (presque deux fois plus qu’en 2013).

 

Le projet Démoclès

SyndEclairage visuel DEMOCLES

Après deux années de réflexion avec différents acteurs – les représentations professionnelles des bâtiments, les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire – Récylum a initié le projet Démoclès avec le soutien de l’ADEME.

Celui-ci s’inscrit dans une démarche collective d’acteurs concernés par la problématique de gestion des déchets issus des activités de démolition et de réhabilitation des bâtiments.

Ces acteurs, dont la Fédération des Industries Électriques et Électroniques, sont en effet conscients de la nécessité de mettre en oeuvre de nouvelles politiques pour contribuer à  l’attente de l’objectif des 70 % du taux de collecte / recyclage des déchets du BTP, exigé en 2020 par la directive 2008/09/CE.

L’objectif de Démoclès est de définir, à travers notamment des chantiers tests, un cadre commun et opérationnel de dépose sélective d’éléments de second oeuvre (hors plomb et amiante) pour une mise en filière appropriée, intégrant les attentes et les spécificités de chacun, DEEE professionnels pour les adhérents et la FIEEC.

Ce projet se déroule sur 18 mois à partir de septembre 2014.